LA GAZETTE DES VS

Les chroniques de CD
Les Interviews des Vieilles Salopes

Les Chroniques de CD

Jamais debout toujours par terre
Aime moi tendre, aime moi vrai
Premier Crackage & Deuxième jet

Les Interviews des Vieilles Salopes

Le mouton
2004
Punk Rawk n°13
Novembre 2003
Aktupunkture
Mai 2003

Jamais debout toujours par terre
le 24/06/2005

CQFD
Octobre 2005
B side Rock
Février 2006
Parapet
Juin 2005
Rokenrol
Juin 2005

 

B Side Rock
webzine
http://www.bside-rock.com/Jamais-debout-toujours-par-terre.html

Faut-il encore présenter les Vieilles Salopes ? Ces quatre potes parisiens qui ont eu la joyeuse idée de former un groupe il y a quelques temps déjà, histoire de boire quelques bières en plus. Quelques concerts et changements de line-up, deux démos et quatre apparitions sur diverses compiles, revoilà nos quatre compères pour de nouvelles aventures alcoolisées ! On retrouve donc, comme sur l’album précèdent, Sarah au chant, Seb à la basse, Bozo à la gratte et Alex derrière les fûts (de la batterie, pas à bières, les fûts, hein).

Le plus gros des changements - et le plus positif quoique les avis soient plus que partagés sur ce point - est le son. C’est propre, c’est fin - trop diront certains - beaucoup plus que le précédent album, beaucoup plus qu’une majorité des albums autoproduits. On trouve même quelques morceaux acoustiques tout au long de l’album. Les compos sont bien plus travaillées que dans le dernier disque, la rythmique se marie aisément aux petits morceaux de soli en fond, supportés à merveille par la basse et la batterie. Le tout donne un résultat plus "rock", plus mélodique que le précédent disque, tout en gardant un rendu très "punk"

L’autre grand changement par rapport au précédent album est donc sur le chant. D’une part, Alex laisse bien plus le micro à Sarah, on ne l’entend plus que sur deux ou trois morceaux, ainsi que sur les refrains. D’autre part, à l’image du son, la voix de Sarah s’est, elle aussi, éclaircie (comprenez que maintenant on la différencie de celle d’Alex). Une fois n’est pas coutume, on retrouve un thème prédominant tout au long du disque : il s’agit cette fois du sexe, thème d’une bonne partie des morceaux... bien souvent assez crus qui plus est comme dans le Sceptre ou encore Mon Dieu. L’autre partie des textes est plus engagée, contestataire, et cette fois-ci, on traite d’anthropologie, on parle de certains humains, les patrons dans L’Assistant, les baufiots dans La Petite Chouille ou encore C’est Mon Choix, ou encore certains punks à chien qui composent une grande partie de leur public dans Pierre Bunk notamment.

L’album lui même est plutôt bien présenté. Le livret donne les paroles ainsi que les accords de guitare, agrémenté de photos des membres du groupe, les coordonnées de ces derniers... bref le minimum requis, et c’est pas plus mal, ça change des groupes qui se sentent obligés d’ajouter de longs et fastidieux discours politiques pour se justifier.

Bref, même si ce second album peut sembler moins bien que le premier à la première écoute, il se révèle finalement plus propre, plus travaillé, plus abouti. Il marque sûrement un tournant dans la musique du groupe, sans pour autant s’éloigner de l’esprit d’origine. Bref, un petit bijoux, même si c’est bien mieux en concert^^. Le tout étant disponible aussi bien en payant que gratuitement sur le site du groupe

Cypher

CQFD
webzine
http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=765

Les Vieilles Salopes : encore une bande de jeunes qui a dû méchamment se creuser les méninges pour se dégoter un nom pareil. L’avantage est qu’on s’en souvient facilement, l’inconvénient c’est que quand on cherche leur bio sur le net on tombe sur des sites qui n’ont pas grand-chose à voir avec le rock’n’roll. Ça ne serait pas étonnant non plus qu’avec ce patronyme quelques patrons de salles de concert prennent peur. Mais pas d’inquiétude, le groupe arrive à jouer en public, comme cet été au Québec. Sa tournée outre-Atlantique accompagnait la sortie du dernier album, au nom prometteur lui aussi, Jamais debout toujours par terre : quatorze morceaux aux textes fendards, où les cadres dynamiques, les technocrates, leur police et le machisme s’en prennent plein la gueule. Les Vieilles Salopes font aussi dans l’ironie, allant jusqu’à dédier une chanson à la gloire de la godiche télé Évelyne Thomas. Le tout chanté par une très belle voix féminine sur du pur rock’n’roll. Tous les morceaux sont disponibles (en format libre .ogg) sur le site www.lesvieillessalopes.com, mais rien n’empêche d’acheter les albums pour soutenir le groupe. Et puis, pour ceux qui n’aiment pas pogoter tout seuls devant leur ordi, les Vieilles Salopes sont en tournée ce mois-ci avec leurs amis toulousains de Medef Inna Babylone (http://medef.inna.free.fr). Ils devraient passer, entre autres, le 15 octobre à Toulouse, le 16 à Bordeaux, le 18 à Lyon, le 20 à Orléans et le 23 à Paris.

Pierre Etbunk

Article publié dans le n° 27 de CQFD, octobre 2005.

La grosse tâche
webzine
http://festos-anarchopunk.hautetfort.com/archive/2005/09/12/jamais
debout-toujours-par-terre-constamment-defonce-a-la-bi.html

24 juin 2005 : les Vieilles Salopes commettent un nouvel album, « Jamais debout toujours par terre », autoproduit et disponible le jour même en téléchargement sur leur site web. Un concept hélas encore trop rare, même dans le monde du punk français, c'est pourtant la meilleure façon de faire la nique à l'empire Universal et Cie.

En attendant une vraie galette, introduisons les fichiers Ogg (et non, pas de mp3, explication sur leur site) dans la machine à musique ! Les titres sont connus par quiconque les a vu en concert ces derniers mois, mais ça n'empêche pas de prendre une petite claque à la première écoute. La qualité de production est nettement au dessus de « Aime moi tendre, aime moi vrai », on devine un gros travail derrière tout ça. Les plus crétins des punkachiens trouverons peut être ça trop clean, le résultat est là : ça sonne terriblement bien. Les voix ont progressé, plus posées, Sarah dégage plus d'assurance et d'énergie, et les zicos derrière elle n'ont pas les mains dans leurs poches ! Des mélodies entraînantes sur du punk efficace, un chant mixe bien géré, la recette fait mouche. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre du disque les paroles parfaitement audibles délaissent les hymnes à la bière pour vous parler plutôt de leur copine Evelyne Thomas, d'un punk crétin, des macho-beaufs, ou encore de la pédophilie en milieu ecclésiastique. Une subtilité dans les textes qui tranche agréablement avec le public plutôt bourrin et fortement biereux des concerts.

Avec ce deuxième album les Vieilles Salopes affirment leur style et franchissent une étape qui les place parmi les incontournables du punk français.

 

L'iroquois
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http://biger.free.fr/article.php3?id_article=364

Chroniqué par Bidutchou

Autant j’avais moyennement apprécié le premier album des Vieilles Salopes, autant celui ci m’épate. J’étais déjà tombé amoureux de la démarche et de l’état d’esprit de ces punks parisiens. Un groupe complètement DIY, sans concessions, qui offre sa complète discographie sur le net et qui en plus ne pète pas plus haut que son cul. Mais désormais je suis également tombé sous le charme de leur son.

Ces 14 titres ont été enregistrés en totale débrouille par le groupe, mais ils n’ont pourtant rien de bâclés. Bien au contraire, loin des "standards" saturés du punk rock français, les Vieilles Salopes optent pour un son clair. La musique est harmonieuse et inventive, ne gâchant ainsi ni la voix, ni les textes. Et ceux-ci sont de qualité, croyez moi.
Chez ces musiciens, le second degré est la règle. Ceux qui suivent un peu le groupe connaissent déjà les chansons scatophilo-débiles qu’il nous avait servi. Mais ce côté "pipi-caca-bitte-chatte" ne tombe pourtant jamais dans le vulgaire, tant ces jeunes gens savent manier le verbe et la dérision. Et puis de toutes façons, ce n’est pas ce qu’il faut retenir des VS. Car ce second degré, s’exprime aussi et surtout au travers de textes bien plus réfléchis. Et si les thèmes abordés ne sont pas nouveaux, la façon dont ils sont maniés est vraiment caractéristique au groupe.
L’humour est donc une composante importante. Une marque de fabrique complétée par le chant alterné, qui a le don de faire sourire rien que par ses intonations et ses envolées passionnelles hors contexte ; la première chanson vous mettra dans le bain.

En ce qui concerne "l’artwork", il faut dire que le groupe fait très fort là aussi. La jaquette de leur premier album avait déjà été le prétexte à une mise en scène des plus réussies : partie de carte glauque sur fond de prohibition. Ils récidivent donc en incarnant cette fois ci trois inspecteurs tout droit sortis des Incorruptibles, entourant le cadavre d’une femme visiblement assassinée. Je ne sais pas qui prend ces photos, mais il possède un vrai talent, et le groupe un vrai bon goût pour l’univers sombre des années 1930 américaines.

Bref, tout ça pour dire que c’est selon moi un des meilleurs albums de l’année 2005.
Soutenez le groupe, achetez ce disque.

Rokenrol
Webzine
www.rokenrol.fr

24 juin 2005 : les Vieilles Salopes commettent un nouvel album, « Jamais debout toujours par terre », autoproduit et disponible le jour même en téléchargement sur leur site web. Un concept hélas encore trop rare, même dans le monde du punk français, c'est pourtant la meilleure façon de faire la nique à l'empire Universal et Cie.

En attendant une vraie galette, introduisons les fichiers Ogg (et non, pas de mp3, explication sur leur site) dans la machine à musique ! Les titres sont connus par quiconque les a vu en concert ces derniers mois, mais ça n'empêche pas de prendre une petite claque à la première écoute. La qualité de production est nettement au dessus de « Aime moi tendre, aime moi vrai », on devine un gros travail derrière tout ça. Les plus crétins des punkachiens trouverons peut être ça trop clean, le résultat est là : ça sonne terriblement bien. Les voix ont progressé, plus posées, Sarah dégage plus d'assurance et d'énergie, et les zicos derrière elle n'ont pas les mains dans leurs poches ! Des mélodies entraînantes sur du punk efficace, un chant mixe bien géré, la recette fait mouche. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre du disque les paroles parfaitement audibles délaissent les hymnes à la bière pour vous parler plutôt de leur copine Evelyne Thomas, d'un punk crétin, des macho-beaufs, ou encore de la pédophilie en milieu ecclésiastique. Une subtilité dans les textes qui tranche agréablement avec le public plutôt bourrin et fortement biereux des concerts.

Avec ce deuxième album les Vieilles Salopes affirment leur style et franchissent une étape qui les place parmi les incontournables du punk français.
Ato

Parapet
Webzine
www.parapet.lautre.net

Ah ben voilà, je viens de recevoir le skeud des Vieilles Salopes. Comme on avait aucune nouvelle du groupe (à part deux ou trois posts fantomatiques sur leur forum) j'ai bien cru que leur tournée québécoise leur avait été fatale. Que la Chips Prod s'était dissoute dans un flot de sang et de stupre, que les membres du groupes s'étaient entretués, qui une baguette dans la gorge, qui un manche de guitare dans le cul.. et que jamais je ne verrai le noir et blanc de leur album (pour la couleur c'est raté, ils ont fait dans le black and white). Et puis miracle " Jamais debout toujours par terre " (c'est le titre de ce billet mais aussi de leur album, comme quoi c'est plutôt bien trouvé) est arrivé dans ma mailbox irl (depuis que je connais bashfr , je prends des mauvaises habitudes là). En fait, un des branquignols du groupe (mais je ne le citerai pas pour ne pas faire du tort au batteur) s'amuse à planquer les courrier.. rien de bien grave, nous voilà rassurés. Après la bataille règlementaire pour ouvrir facilement le plastique qui à ce moment là n'est jamais vraiment fantastique, j'ai enfin l'objet entre les mains. Je l'ouvre et...

... je chope immédiatement une bonne vieille (salope de) gaule des familles! Tout le monde se lève pour "Jamais debout..." ! Sarah n'est pas la chanteuse la plus poitrinue de la scène pounke, mais elle possède clairement la plus belle paire de cannes du circuit. Le CD a lui seul transforme le simple téléchargement de l'album sur leur site web en totale hérésie.
Et encore cette photo centrale ne fait que donner le ton au reste de l'album.

Moi je ne sais pas pour vous
Mais moi c'que j'aime c'est l'avoir dans les mains
Quand elle est bien gonflée
Bien dure bien raide prête à exploser
Je ne sais pas pour vous
Mais j'préfère encore l'avoir dans la bouche
Et puis le laisser croire
Que c'est encore lui qui a le pouvoir
Et quand il a ses yeux dans les miens
Qu'il commence à comprendre qu'il ne peut plus rien
Quand il est bien gonflé
Bien dur, bien raide, prêt a exploser
La bite, la chatte, le cul, les seins
La bite dans la chatte
Le doigt dans le cul
Le gode dans la bouche
Et la chatte en l'air

L'air de rien, ou bien si justement, cet album est une véritable bouffée raffraichissante. Pierre Bunk (" Pierre Bunk contre l'intolérance Contre le sexisme et la violence / Mais quand sa copine le fait chier / « C'est pas pareil elle l'a cherché » ") et Petite chouille (" Ce sera bien beauf et bien vulgaire / On sera viril, on en sera fiers / On fantasmera sur les lesbiennes / Puis on crachera sur les pédés ") ayant bien posé les choses, Les Vieilles Salopes peuvent se lâcher sans qu'on qu'on viennent les faire chier sur une quelconque ambiguité morale ou intellectuelle. La conscience à parlé, la débauche textuelle peut s'exprimer. Et ça y va à coups de foufounes, de chattes, de doigts dans le cul, de chairs putrides.. le langage est cru et direct, chez LVS on appelle une chatte une chatte. C'est clair que dans le milieu, ça fait pas trop couleur locale, et c'est ça qu'est super bon! Et même si l'ensemble est très pop-punk, ça c'est un putain d'album rock'n roll !!
Abfab


Aime moi tendre, aime moi vrai
Mars 2003

Glaf'on Zine
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Dynamite n° 20
Fanzine papier & webzine
Apatride n°3
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Adrenaline
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Punk Rawk n°14
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Les caves se rebiffent
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Glaf'on Zine

Premier album de Les Vieilles Salopes : Aime moi tendre, Aime moi vrai. Rien qu'au titre ça sent la chip et les boulettes entre les doigts de pied. C'est un 18 titres que ce quatuor vient de nous pondre, une autoproduction plutôt bien réalisée avec des titres alternant punk-rock style Ludwig baignant dans les Wampas et punk bien énervé caressé d'acoustique.

C'est Sarah et Alex (batterie) qui se collent au chant pour des titres abordant des thèmes aussi variés que la bière, le sky, la bière... euuuh la bière aussi, les punks, le vin... et la bière... que du bon pour passer une bonne soirée à boire des coups en agitant sa crête. Non sérieusement, Les Vieilles Salopes ne se prennent pas la tête et revendiquent pleinement l'esprit de fête bien arrosé. Son humour keupon est soutenu par un punk rapide et direct. Pour l'alcool c'est du côté des titres "Ah qu'c'est bon!", 'Envoie sa soeur!" qu'on va se réfugier, pour les plus énervés contre le système faudra aller écouter "Punk", "Manifeste" ou "Contre culture". Dans l'ensemble, les 18 titres de ce groupe sont pas mal du tout dans un style alternant picole et cris contre la société et contre les trucs pourris qui nous entourent.

Les Vieilles Salopes réalisent un bon premier album dans un très bon esprit. On peut noter tout de même cette jolie pochette du groupe en réunion de mafieux de la prohibition. Très sympa ! A savoir que Les Vieilles Salopes mettent à disposition l'intégralité de leur album en téléchargement sur leur site internet. Ils vous recommandent fortement de les faire diffuser ! Bel état d'esprit !

Dynamite n°20

LES VIEILLES SALOPES "Aime-moi tendre aime-moi vrai" CD 18 titres - autoprod -
déjà, pour oser s'appeler Les Vieilles Salopes, il faut être sacrément gonflé. Personnellement, les noms de groupes entre le festif et le vulgaire, ça ne m'attire pas trop, donc je ne m'étais pas vraiment intéressé à eux jusqu'à ce que je reçoive leur premier album, qu'il m'a ainsi bien fallu écouter, voyez-vous. Et comme par hasard, derrière ce nom se cache (ouh ouh !!!) un groupe punk-rock français très intéressant. Déjà, ça attaque très fort avec une intro bal-musette qui s'excite, puis les morceaux défilent tous agréablement, mis en valeur par un chant mixte très bien exécuté. Au niveau des textes, les sujets sont classiques (la mode, la psychiatrie, la fameuse insécurité, les violence conjugales, les punks d'opérette) mais bien traités. Dommage dans tout ça que sur les 18 morceaux, il y en ait 5 sur la bière, sans parler de la chanson "A qu'c'est bon" (“j'aime bien boire/la bière/le vin/ A qu'c'est bon/la bière/le vin"), c'est tellement pathétique que ça discrédite forcément un peu le reste. Pour finir, notons le soin particulier apporté pour proposer une pochette originale, de surcroît très bien réalisée.

Apatride n°3

Adrenaline

Les Vieilles Salopes : Aime Moi Tendre, Aime Moi Vrai - Autoproduction -
Les Vieilles Salopes est un groupe dans la plus pure tradition punk. L'esprit DIY y prends tout son sens. Ce premier album Aime Moi Tendre Aime Moi Vrai est en effet une complète autoproduction puisque non seulement écrit et composé mais aussi enregistré, mixé, promu et financé par le combo parisien lui-même. Si de prime abord l'opus se caractérise par un ton léger sur les titres A qu'c'est bon !, Envoie sa soeur qui sont autant d'appels à la fête, d'autres au contraire abordent des sujets de société très sérieux. Ainsi Les Vieilles Salopes décline sur un ton revendicatif et affirmé les thèmes de l'insécurité et du racisme Juste Je Me Permets, d'une application de la justice inégalitaire Justice 2V, des désastres de la guerre Mort à La Guerre, de la politique Manifeste, de la musique marketing Contre Culture. N'oublions pas non plus la chanson Punk qui présente une vision sensée et intelligente de ce que doit être un punk. Pour les parisiens, le paraître n'est pas l'essentiel. Il s'agit surtout d'un état d'esprit. La rebellion se fait plus dans l'engagement que dans l'aspect vestimentaire. En ce sens le groupe a créé le site http://www.lachips.propagande.org dont le but est de promouvoir et d'aider à l'autoproduction. Côté son, la musique du combo rappelle le rock alternatif style Béruriers Noirs ou Ludwig Von 88 mais sur un tempo plus rapide. Notons aussi le chant particulier à la fois féminin et masculin. Voici donc un groupe 100% punk dans son ton rebel, sa thématique, ses actes... Autant d'atouts qui font des Vieilles Salopes un groupe attachant et à soutenir. Bravo !

Punk Rawk n°14

Les caves se rebiffent

Le Jardin des fous

Référence : CDVS01
les vieilles salopes - aime moi tendre, aime moi vrai
CD 18 titres

yes ! Ze alboum de les vieilles salopes enfin dispo. Un super son pour ce sympathique groupe de "bibine-punk-rock" de la région parisienne. Un beau CD : 18 titres avec un bon son, tous leurs tubes déjà présents sur leurs 1ere demos, mais réenregistrés pour l'occasion, ainsi que pas mal de nouveaux titres que l'on avait pu déguster en apéro lors de leurs derniers concerts. "Faire la fête tous ensemble pour casser les préjugés" : Les VS c'est un groupe sans prétention, plein d'humour, d'auto dérision, de conscience politique et de bière... Musicalement, l'album est beaucoup plus "riche" (ahah le sale mot..) que les demos : les compos sont plus nuancées, les passages speed et énervés le sont carrément plus, les intro et passage plus posés contrastent bien leur musique, ça joue bien mieux et bien plus fin. Pareil pour le contraste des voix les chants féminin et masculin se complètes parfaitement. Et puis Sarah (la chanteuse) est la seule fille que vous croiserez en robe de soirée dans un squatt car les VS se foutent royalement des règles établies, des uniformes du mouvement punk, ils transcendent tous les clichés du style pour crée le leur : un punk rock honnête, plein de bonnes volontés, sans autre ambition que s'amuser dans une réelle autonomie. DIY or DIE.

Staya.net

Vieilles Salopes (Les) - Aime moi tendre, aime moi vrai
Le 25/11/2003 par Guillaume


Dire que les Vieilles Salopes sont engagées est un pléonasme. Dire que les VS sont un cliché est une grossière erreur ; il suffit de voir Sarah, la chanteuse, pour comprendre que punk ne rime pas forcément avec crête et subversion avec "No Future". Comme ils le disent eux même, "punk c' est dans la tête, c' est dans l' esprit" et "on n'en veut pas au monde entier, on veut juste le voir changer".

Avant toute chose, il faut recadrer l' univers des VS qui se résume en grand partie d'une boisson composée essentiellement de houblon pouvant porter une robe de couleur brune, blonde ou blanche communément appelée bière. Elle occupe une place privilégiée dans leurs chansons et elle bénéficie même d'une dédicace dans le livret accompagnant leur CD entièrement autoproduit par l'association "La Chips Prod" (disponible pour 8 euros sur le site officiel ou sur notre shop).

L' album, "Aime moi tendre, aime moi vrai" (traduisez en anglais), se compose de 18 chansons, assez courtes dans l'ensemble ce qui est totalement normal vu qu'il s'agit de punk. Elles traitent de sujets assez variés, parfois légers comme "Drame Urbain", parfois graves comme "La minute" qui est une réflexion post 11/09 ou encore de petites histoires à la manière de "la Grosse Marie".

Que dire de plus, sinon que pour vous faire votre propre idée sur la question, d'aller télécharger l'album en intégralité (disponible en mp3 et en ogg) sur le site officiel pour la modique somme de 0 euro. En effet, les VS ne sont pas sociétaires de la SACEM, qui a pour but de protéger et rémunérer les artistes, et incitent donc les gens à diffuser le plus possible leur musique. Personnellement, afin de soutenir leur démarche, je me suis procuré leur CD.

En guise, de conclusion je rajouterais que les VS est l'un des rares groupes punk que j' écoute car justement je trouve qu'ils se démarquent du lot et personnellement j' aime beaucoup et puis comme c'est gratuit laissez vous tenter. A noter qu' également des reprises et des nouvelles compositions comme "L' assistante de bureau" sont désormais disponibles sur leur site.

Free Connexion

Les Vieilles Salopes, groupe punk complètement barré et surtout très embièrré.

Dès le départ, une intro guignolesque un peu cirque, assez drôle mais incomparable par rapport à ce qui suit.

Ce qui suit est assez simple à résumer : du tube, du tube et encore du tube. Aucune faille, aucun temps mort dans cet album, du punk-rock comme on n'en avait pas entendu depuis pas mal de temps.

Des morceaux délirants aux paroles souvent débiles mais pas toujours, certains morceaux se détachent par leur aspect réfléchis comme « Mort à la guerre » ou « Justice à 2V ».

Les Vieilles Salopes chantent leur amour pour la bière comme personne : « Roger », « A qu'c'est bon ! » et surtout « Envoies sa sœur » que tout le monde peut reprendre en cœur, même bourré !

La plupart des morceaux de cet album était déjà présents sur leurs deux précédents démos : « 1er crackage » et « 2ème jet » mais ils ont presque tous subit des transformations énormes. Les deux morceaux les plus changés sont « Je m'suis fait une crète » auquel a été rajouté une intro calme, un punk dépressif chante son désarroi, avant de partir sur l'ancienne version bien plus rapide et énervée.

La deuxième est « La minute », le morceau original était très rapide, très musclé et ici il est acoustique et beaucoup moins rapide. Ca peut choquer au premier abord par rapport au reste de l'album mais à la réécoute ça passe très bien.

Quand je vous disais qu'il n'y avait que des tubes sur cet album, les nouveaux morceaux en sont la preuve flagrante : « Marie » et « La grosse tâche » sont vraiment excellents, extraordinaires.

Le changement et l'évolution sont radicaux par rapport aux deux démos, la musique est moins violente, plus structurée, peut-être tout cela est-il dû à l'arrivée dans le groupe d'une chanteuse, magnifique, Sarah qui a fait sans aucun doute passer un cap au groupe.

L'album que les punks attendait ? Peut-être pas, en tout cas un vrai excellent album à écouter en boucle. Peut-être un regret : c'est trop court. Mais on ne leur en veut pas, c'est tellement bon !

Vendetta

On remarque d'abord pour le cd un effort pour la pochette qui est originale et reussie et ça fait plaisir parce que bon les pochettes en général, la création est à minima. La musique est du punk rock énergique ce qu'il faut avec une chanteuse qui le fait, avec un coté presque chanson, c'est pour moi un des trucs les plus sympa que j'ai écouté récemment. Pour les textes, il y en a qui sont légers et rigolos, ambiance baloche sympa, et d'autre moins, notamment ceux sur la scène punk, par exemple "La grosse tâche", qui est bien rentre dedans, c'est bien.

Lean on me

LES VIELLES SALOPES ‘'Aime-moi tendre, aime-moi vrai'' (La Chips Prod)

Suite à deux démos (il me semble ?), voici le premier album autoproduit de ce groupe parisien ( ?) qui n'hésite pas à balancer directement 18 titres. Il s'agit de punk rapide que je trouve assez basique, avec chant mixte, dont une voix féminine bien placée aux accents de Heyoka parfois. Le groupe tente aussi des incursions vers des trucs plus ‘'chanson-rock'' (Une minute avec la gratte sèche et pas de distro du tout) et les textes vont du bien écrit (Contre-culture, La veuve, Une minute) à l'inutile (A qu'c'est bon !), en abordant des sujets parfois originaux, comme le sort des femmes battues. Ca n'est pas vraiment mon style de prédilection, donc voilà voilà, hein, avis aux amateurs comme on dit…

Zone Mondiale

Les Vieilles Salopes, “ Aime-moi tendre, Aime moi vrai ” La Chips Prod
Par Sylvain -- 2003-03-08 16:09:12
Alors voilà, après des semaines d'attente, voici le Cd des Vieilles Salopes ! Pour ceux qui ne connaissent pas, derrière ce nom pas très finaud se cache un groupe de punk-rock alcoolique, mais pas que ça !

Tout d'abord, la pochette, une belle petite reconstitution d'une scène du far-west avec comme acteur le groupe les Vieilles Salopes himself ! Ben c'est plutôt bien foutu (voir même marrant!) et de bon augure pour le CD !

Quand on met délicatement le Cd dans sa platine, ça commence avec une petite mélodie toute gentille effectuée avec une sorte de piano... et ensuite, ben c'est des chansons des Vieilles Salopes, c'est à dire du punk-rock avec de bonnes influences rock'n'roll mais sans solo, ce qui est plutôt positif ! Pour les textes, ça alterne entre des sujets à boire (et oui, il y en a pas mal !) et des chansons avec des textes vraiment bien foutus comme La Minute, La grosse tache, Juste je me permets... Enfin voilà, ça alterne entre le punk à boire et le punk à hurler !

Le tout est agrémenté d'un chant mixte avec la voie du batteur qui est assez spéciale mais finalement passe bien et la voie de la chanteuse très énergique tout en étant plutôt mélodique. Que du bon! C'est donc la bonne surprise de l'année 2003, à ne pas manquer et à faire tourner en boucle dans sa platine!!!

Premier Crackage & Deuxième jet

Perfusion n°1
Fanzine papier
Trauma social
Asso Parisienne
Punzine
Webzine

Perfusion n°1

LES VIEILLES SALOPES "Premier Crackage / Deuxième Jet" :
Ce CD regroupe les deux premières démos de ce groupe évoluant dans le registre du punk rock français de première catégorie. J'ai pas grand chose à vous dire sur le groupe dans le sens où leurs compos sont géniales font mouch à tout les coups. La musique est terrible et les textes oscillent entre sujets sérieux comme la critique de la société actuelle, de la "punkitude branchée", luttes internationales, etc..., et des sujets plus funs sur le sexe ou la bière (leur influence principale !). J'éspère qu'un label va s'intéresser à eux et sortir quelque chose de plus consistant. A suivre...
Dispo che Alex BEAU, 207 rue de crimée 75019 PARIS pour le prix d'une pinte de bière.

Trauma Social

LES VIEILLES SALOPES: 1er crackage et 2eme jet. CD démo 22 titres+video+... Autoprod. Alors ça, c'est un nom de groupe! Mais rassurez-vous, ça reste du 10ème degré. Ca fait à peu près 5 ans qu'ils répètent dans leur bunker au fin fond du 95 et je crois savoir qu'ils n'ont pratiquement jamais joué en public et c'est bien dommage! A la 1ère écoute ça peut paraître basique, phaco-éthylique et embierré et ce n'est pas tout à fait faux: c'est du punk-alcoolo-minimaliste et c'est ça qui me plait. Ils ne se prennent pas au sérieux et on aime bien ça au Trauma's Bar. "1er crackage" est leur 1ère démo vieille de 5 ans (avec l'ancien gratteux) et "2eme jet" est la nouvelle démo avec un nouveau guitariste et une chanteuse en plus et ça le fait bien mieux. Les nouvelles compos sont mieux travaillées et j'aime bien les voix féminines comme celle-ci. A découvrir, pour les curieux et accros du punk et à visiter sur leur site (c'est un peu les rois de l'informatique!) http://www.lesvieillessalopes.com. Faut les faire jouer, ils n'attendent que ca!

Punkzine

Durée : 37 min ; 22 titres

Voici donc réunis sur un seul cd les deux démos (à ce jour) des Vieilles Salopes.
Je tiens à présenter mes excuses au groupe pour avoir tant tarder à faire cette chronique.
Les deux pochettes sont assez sympas (pas forcément d'un très bon goût …).
Ce qui est un peu troublant, c'est que le disque débute par la piste multimédia, donc par une longue (+ de 34 min) piste vide …
Les Vieilles Salopes étant un groupe « no profit », il est possible de télécharger gratuitement tous les titres de ces démos sur leur site.
Si comme moi, vous n'avez pas la connexion suffisante pour ce genre de sport, le groupe contre quelques sous (il faut tout de même qu'ils rentrent dans leur frais) vous enverra un CD-R (avec pochette, textes …) contenant les deux démos et, oh joie, le contenu complet de leur site. C'est ce que j'ai.
Premier crackage :
Un mec au chant, une musique punk assez épileptique (certains cœurs rappellent Bérurier Noir). La plus part des textes sont engagés, mais on en trouve d'autres plus légers, toujours dans l'esprit punk. Le son, en deçà d'un album pro est tout de même de bonne qualité. Je me demande d'où sort la piste 12 qui ne figure pas sur la pochette … (c'est d'ailleurs un très bon titre, festif).
Deuxième jet :
Sarah vient ajouter une touche de féminité au chant (sur certains titres) des Vieilles Salopes qui devient donc un groupe « mixte ».
Ca donne un petit côté « Ordures Ioniques » (mais pas vraiment « Wunderbach ») bien sympa.
Les cœurs ont toujours une tendance à l'hystérie sur certains titres. La musque reste sensiblement la même.
Attention ! N'allez pas croire pour autant que c'est répétitif, c'est le style qui ne change pas, uniquement. Les textes sont, dans l'ensemble, plus légers.
Dommage que sur « VS Collection » le groupe se reprenne lui-même, au lieu de faire un chouette hommage au punk rock comme l'ont fait les KROMEN avec « rock connexion » (mais dans cette chanson, les Vieilles Salopes expliquent pourquoi …). A noter que sur ce titre, le chant à du mal à rester dans le ton juste.
En conclusion, une double démo qui vaut vraiment le détour. Bon esprit pour ce groupe qui visiblement n'est pas « rentré en musique » pour devenir les nouveaux KISS (groupe de hard rock qui à fait de l'enrichissement personnel sa seule raison de vivre).
Alors, allez sur leur site, où écrivez-leur pour, vous aussi, pouvoir exhiber, sans risquer de passer pour un obsédé sexuel, le Cd des Vieilles Salopes ;o))

Le Mouton

1) Tradition: Présentation? Historique? Motivations ?
Sarah : Chanteuse, Bozo : Guitariste, Alex : Batteur et Seb : Bassiste
Motivations : Faire des concerts et boire des bières.

2) Bon, là aussi question classique : Pourquoi les vieilles salopes ? C'est fait exprès pour qu'on vous pose la question, non ? L'âge influencerait-il la nymphomanie ?
Seb : Pour faire chier les anarchopunk mais surtout pour faire réagir les gens, c'est quand même le but de notre musique.
Bozo : Nous nous retrouvons ici avec les reliques des années lycée, mais bon, c'est rigolo, de mauvais goût, c'est parfait. Et bien sur que l'age influe sur la nymphomanie.

3) Vous avez quand même l'air vachement branché alcool et gerbe... Pourquoi donner une telle importance à un des cotés du punk qui n'est vraiment pas le plus intéressant? Au passage, les straight-edges, vous en pensez quoi ?
Alex : L'alcool et la gerbe ne sont pas spécifique au mouvement punk à mon avis, et même si c'était le cas j'm'en fouterais complètement, moi j'suis pas porteur de la parole divine. Pour les SXE j'm'en branle, y font ce qu'ils veulent j'ai pas à les juger sur des choix qu'ils ont décidé de faire.

4)Le punk-rock est-il : un business ? un mode de vie ? une attitude ? une musique ? un chapeau pointu ? (attention, une seule bonne réponse se cache dans cette liste...)
Alex : Rien de tout ça. C'est juste de la merde.

5) Vous mettez tous vos titres à disposition sur le net. Mais que pensez-vous des groupes “punx” qui se copyright la gueule? Pensez-vous que punk et droits d'auteur soient compatibles ?
Seb : Libre à chacun de vivre sa musique comme il l'entend, mais pour en être libre encore faut-il avoir la possibilité de choisir. La plupart des artistes pensent que la Sacem est un passage obligatoire pour sortir un album, mais seule la déclaration oeuvre par œuvre est réclamée (injustement ?) par les entreprises de pressage (CD) en France, personne n'est donc obligé d'être sociétaire de la Sacem. Pour protéger une œuvre il suffit qu'elle soit datée.
Toutes nos productions sont protégées et datées. Si nous voulons réclamer nos droits d'auteurs sur un titre avec lequel une tiers organisation se ferait de l'argent sur notre dos c'est possible. Je pense qu'offrir la musique gratuitement comme on le fait c'est très bien, mais c'est pas non plus une raison pour que certains industriels de la musique et autres grands producteurs de soupe commerciale reçoivent le fruit de notre travail. C'est comme pour l'autoproduction, on fait tout nous même, mais en revanche on récupère la part de l'artiste et celle du producteur sur la vente d'un Cd.
Bozo : Comment vivre de sa musique sinon, et organiser quoique ce soit ? Mais il faut aussi considérer qu'il y a les droits d'auteur avec le cd vendu à 20€ et 1,5€ en retour pour le groupe, et les droits d'auteur pour le groupe qui s'occupe au maximum de ses affaires, qui vend son cd 8€ et récupère 50% dessus (Ce qui est notre cas). Là on est réaliste. De toute façon, même si tout est téléchargeable, nous vendons tout de même les cds. Et comme TOUT est téléchargeable, (1 album, 2 démos, les inédits pour les compils et les reprises) autant bien l'encoder nous même.

6) Peut-on être punk sans provoquer? Pensez-vous que la provoc soit une chose bénéfique? (ça n'a rien à voir avec vous, mais j'aimerais votre avis là dessus)
Bozo : La provocation a été tellement exploitée qu'elle est devenue un cliché, que ce soit les croix gammées ou autres. Le vrai défi serait peut-être aujourd'hui de faire de la bonne musique (correcte du moins) sans tomber la dedans.
Alex : Ouais je pense, tout ce qui peut faire réagir, que ce soit en bien ou en moins bien, est bénéfique. J'crois que “punk” et “provoquer” c'est indissociable.

7) L'anarchisme est-il une simple idéologie? Vous considérez-vous comme des anarchistes? Des révolutionnaires? Pensez-vous qu'une révolution puisse apporter joie, bonheur et épanouissement?
Alex : Je suis persuadé que le système actuel est de la merde, je suis pour une société égalitaire et libre, si c'est être anarchiste, alors oui, va pour anarchiste, le terme est peu important. Quant à la révolution il y en aura une, et elle mettra en scène tous les peuples qui en ont assez de se faire mettre.
Seb : Les gens qui se “prétendent” ou qui se “considèrent” me font bien marrer... est-ce qu'il suffit de se prétendre punk ou de se considérer anarchiste pour créer quelques choses, moi je suis ni l'un ni l'autre mais en attendant depuis que les Vieilles Salopes ont enregistré l'album et depuis que La Chips Prod existe on a certainement fait beaucoup plus pour l'indépendance et pour l'autonomie de la musique que la grande majorité des pseudo-prétendu-revendicateurs de mes couilles.
Bozo : La politique me fatigue, j'en ai rien a foutre et je ne suis pas assez calé pour me prononcer. Je sais juste que la plupart des gens qui se revendique anarchiste ou pro-pygmés ne sont pas plus calés que moi.


8) La scène punk française va-t-elle droit dans un mur d'auto-satisfaction ghettoïsante? Allez hop, les paris sont ouverts: Quel est son avenir?
Alex : J'en sais rien, les gens que je connais m'ont pas donné cette impression, après je cottoie pas toute la scène punk de France.
Bozo : Y'a une scène punk ? Personne ne m'a prévenu...

9) Si vous deviez vous réincarner en un animal de la famille des palmipèdes, ce serait lequel et pourquoi?
Seb : Ce serait le canard, j'en ai déjà la voix.
Alex : En bébé canne ; Une cannette, j'te laisse deviner pourquoi.

10) Vous avez monté La Chips Prod. Racontez-nous donc ça, le but l'histoire et tout le toutim:
Seb : La Chips Prod c'est une asso loi 1901, créée dans le but de produire des groupes et d'organiser des concerts.
- La première production de l'asso est donc l'album des Vieilles Salopes :
“Aime moi tendre aime moi vrai” est totalement autoproduit et DIY, enregistré dans la cave chez mes parents, mixé et masterisé dans la piaule de Bozo, c'est un travail énorme surtout quand tu n'as jamais fait ça et qu'il faut que tu découvres de toi-même tous les rouages de la production. Mais bon le résultat en vaut la peine.
- La deuxième production de l'asso est la web-brochure “comment réaliser une autoproduction ?” :
C'est une petite brochure dans laquelle nous avons réuni toutes nos connaissances et nos expériences dans le domaine de l'autoproduction : matériel, enregistrement, mixage, mastering, pochette, mentions légales/obligatoires et protection des droits d'auteurs, tout y est expliqué afin de permettre aux groupes de se produire eux-mêmes et en plus c'est disponible librement sur le site de l'asso http://www.lachips.propagande.org
C'est en quelque sorte notre participation active à l'autonomie et à l'indépendance d'une culture alternative.

11) Si vous aviez la possibilité de poser une seule question à un curé, laquelle serait-ce?
Alex : Les clous (pour la crucifixion), c'est dans les mains ou dans les poignets ?
Seb : Peux-tu demander au vieux barbu la formule secrète qui me permettra de transformer mon eau en vin ?

12) Sur votre site, y'a une chiée de citations plus ou moins intéressantes, dont: Sinsemilia, La Tordue, Les Frêres Misères, Mickey 3D... Vous écoutez vraiment ca ou c'est pour séduire les lecteurs de Télérama? Je ne cherche pas à vous juger par rapport à ce que vous écoutez, mais vous trouvez pas ça incompatible de chanter La Grosse Tache tout en écoutant ça?
Seb : “La grosse tâche” c'est quelqu'un qui sort de la masse, mais on peut pas non plus diverger sur tous les points de vues uniquement pour se prétendre divergeant ou révolté parce que ça fait chic, ça sert à rien de se plaindre contre tout sans avoir d'alternative positive à proposer en échange.
La grosse tâche est ni enfermée ni sectaire et est capable de trancher radicalement par rapport aux avis communs, c'est aussi quelqu'un qui ne suit pas de mode ou n'adopte pas de look particulier afin de pouvoir intégrer un groupe, c'est une personne qui fait tâche partout ou elle va parce qu'elle ne se colle parfaitement à aucun décors. Et si la grosse tâche a envies d'écouter Sinsemilia tant mieux et si ça peut faire chier son entourage parce que se sont des punks trop fermés pour pouvoir évoluer hors de leurs sphères de “bien pensant” tant mieux aussi. Si c'est pour que les idées nouvelles (je ne parle pas du morceau de Sinsemilia) restent enfermé dans cette petite sphère accessible uniquement à l'élite des moralisateurs intellectuels du combat révolutionnaire on ne fera pas avancer les choses.
Bozo : Personnellement, je n'écoute pas ça, mais je voudrais dire que je n'écoute pas que du punk 100% intègre et blablabla, pleins de gens font de la très bonne musique dans tous les styles, et si Télérama en parle (journal qu'il m'arrive de lire d'ailleurs, même les Inrocks parfois, hohoho...) et bien tant mieux. J'en ai rien à foutre, tiens je retourne écouter Belle and Sebastian et Interpol. Pas pour faire chier, c'est juste que ça me fait plaisir.

13) La Minute, c'est une chanson pour dire qu'il faut pas faire de minute de silence pour les ricains du 11 septembre, parce qu'eux même ont tué plein de gens  sans que personne ne s'offusque. Une vie, que ce soit celle d'un trader ricain ou d'un gosse irakien, ça reste une vie humaine, non? Pourquoi honorer la mort des pauvres gens affamés et cracher sur celle des capitalistes?
Bozo : Je n'ai rien contre les Américains, pas plus que les autres. C'est juste que bon, on va pas faire une minute de silence tous les jours. (Quoique ce serait très reposant.)
Seb : La minute de silence c'est pas de l'anti-américanisme primaire, c'est une réaction spontanée à la connerie médiatique. Un autre aspect de la chanson c'est l'imperalisme américain, ça effectivement je suis contre.
Alex : Il me semble pas avoir honoré qui que ce soit dans les paroles de cette chanson. D'ailleurs la chanson ne dit pas qu'il ne faut pas faire de minute de silence, les gens sont assez grands pour décider eux-mêmes de ce qu'ils ont envie de faire. Le morceau pose juste la question : pourquoi une minute de silence pour ceux-la et pas pour tous les autres, qui n'ont ni plus, ni moins mérité de crever, je vous passe l'énumération fastidieuse de tous les peuples qui ont chaque jour plus de 5000 morts dans leurs rangs. Moi l'hypocrisie qui consiste à dire qu'on respecte ses morts, alors qu'en même temps par des lois économiques, l'OMC et la mondialisation, on bafoue la vie humaine en Afrique ou ailleurs, ça me fout la gerbe et des ulcères. Maintenant pour revenir sur la dernière partie de la question ; si jamais, je devais honorer la mort de quelqu'un, ce ne serait certainement pas celle d'un capitaliste.

14) J'ai eu Sébastien au téléphone, et il m'a dit: “ce serait cool que tu poses des questions intéressantes”. Vous croyiez que c'est facile? À quelle question que je n'ai pas posée auriez vous aimé répondre? (Et dans la foulée, répondez-y)


15) L'émo de la fin?
Seb : Si nos textes peuvent faire réagir les auditeurs, tant mieux, si notre démarche peut sembler originale et surprenante, pourquoi pas, mais il faut pas oublier que Les Vieilles Salopes c'est un groupe de musique qui vit pour les concerts, la fête et la bière avant toute chose.

Punkrock.fr.tc

Tout d'abord, merci de prendre le temps de répondre à mes questions. Alors où êtes vous en ce moment ?
Bozo : Devant mon pc, pourquoi?

Pouvez vous nous présenter le groupe ?
Bozo : Les Vieilles Salopes est un groupuscule dépendant directement du kkk, qui n'est autre que l'organisme mediatique de l'organisation.

Pourquoi ce nom de groupe très provocateur ?
Bozo : Comme ça.

Quels sont vos influences musicales ?
Bozo : Punk 77(buzzcocks et co), New wave(joy division, new order, siouxsie...),rock indé (de belle & sebastian au happy mondays), et puis tout plein d'autres choses. Cette réponse ne concerne que moi evidemment, et bien sur aujourd'hui puisque dans un mois je te répondrait surement autre chose.

Qu' écoutez-vous en ce moment comme groupes ?
Bozo : Des vieux trucs principalement, Magazine ,Happy mondays, Les Beatles(et oui,soyons franc) ,le dernier joe strummer(sniff) et puis plein d'autres trucs.

Quel est votre état d'esprit ?
Bozo : Fatigué.

Vous irez en Belgique le 14 février 2004 ! Quelle expérience !
Bozo : Oui, la jupiler a 1€ et des crêtes roses partout, c'etait bien rigolo. Mais c'est déjà la deuxieme fois qu'on y joue.

Vous avez sorti un véritable album "Aime-moi tendre, aime-moi vrai".
Qu'avez-vous envie de dire à ceux qui ne vous connaissent pas ?

Bozo : Ecoutez-le, il est bien !

Entièrement d'accord surtout la 8, pour ma part je l'adore !

Mais cet album n'est qu'un mixe entre "Premier Crackage" et "2eme jet" !
Pourquoi ce choix ?

Bozo : Comme tous les premiers albums du monde entier de la terre, de l'univers, on n'allait pas jeter les chansons, de plus on y trouve des nouveautés, des versions differentes, un chanteuse , un nouveau guitariste et des glaces au coca.

Un nouvel album est-il en préparation ? A quoi peut-on s'attendre ?
Bozo : L' enregistrement va bientôt debuter, ça va etre pas mal différent, plus musical et peut etre un peu plus sombre mais terrible (on commence la promo dès maintenant).

Bon et bien merci de nous avoir accordé cette interview. Quelque chose a rajouter ?
Bozo : Non.

Raideur Digeste n°2

1) Pourquoi avoir choisi de diffuser votre musique gratuitement ? (question ultra classique vous en conviendrez, mais bon, c'est le thème de l'article)
Seb : Tous les CD finissent sur Internet alors autant l'encoder et le mettre nous même, cela permet une grande diffusion de notre musique. La plupart des gens qui ont acheté le CD l'ont déjà sur leurs disque dur.
Quand on arrive pour jouer à un concert à un endroit on à jamais mis les pieds, il y a toujours du monde qui connaît le groupe, les morceaux et les paroles. Je pense donc qu'on a tout à gagner à diffuser nos titres gratuitement.
Et puis ça permets aux gens de découvrir un nouveau groupe, sans avoir à se ruiner, tu penses bien que quand c'est gratuit ça incite à la curiosité.
Alex : Ha ? Parce que c'est gratuit ?

2) Que pensez vous de ce qu'on l'on appel "l'industrie" musicale ?
Seb : Tout ça c'est un problème de consommation, tant que les auditeurs ne seront pas capable de juger par eux-mêmes de la qualité des morceaux diffusés par les médias, on ne pourra pas faire évoluer grand chose.
Je trouve que le téléchargement gratuit est une solution intéressante, bien sur ça fait râler les grosses majors, mais plus on a un éventail culturel large, plus on sera apte à juger de la qualité d'une œuvre. Si ça permets de développer un sens critique chez l'ensemble des auditeurs, ils ne seront plus esclaves des médias mais responsable de leurs choix. C'est peut être surtout ça qui fait peur aux grosses majors c'est de ne plus pouvoir penser à notre place.
Le peer to peer pour moi c'est de la culture gratuite, c'est seulement après avoir écouter les morceaux que tu peux dire si le groupe à fait un réel effort de créativité et d'originalité qui mérite que tu investisses dans sa musique.
Quand tu télécharges un mp3, tu as ni pochette, ni livret, ni joli CD plein de couleurs. C'est encore une fois aux artistes de faire un effort.
Personnellement, je consomme toujours autant, mais d'une façon différente, c'est ça que je trouve intéressant. Un accès à la culture plus large, et une nouvelle façon de consommer basé plus sur la créativité et l'originalité.
Mais ça n'empêche en rien le fait que j'achèterais le dernier Svinkels « Bon pour l'asile » avant même de l'avoir écouté.
Alex : Qu'est-ce que je peux bien penser de l'industrie musicale ? mmmh.... d'la merde.

3) Des gens qui se font un max de tunes en faisant vraiment de la merde (je pense à Lorie par exemple, je fais une fixette sur Lorie...) qu'est ce que ça vous inspire ?
Seb : Elle aurait tord de s'en privé, tout comme la boite de prod qui a crée le phénomène, si elle se fait un max de tunes c'est parce que les consommateurs ne cherche pas d'autre choix que celui offert par les médias. Il faut leurs proposer une autre alternative, et je sais qu'il y a énormément de talent adapté aux enfant, mais tant que certains parents éduqueront leurs enfants en les scotchant à la télé, afin que celle-ci puisse s'occuper de leur éducation culturelle, on n'avancera pas.
Alex : J'sais pas, j'vais ptetre me mettre une mini-jupe, et montrer ma teub en concert. On verra si on devient aussi riche.

4) Est ce que ce n'est pas trop dur et ne demande pas trop d'investissement personnel de choisir de diffuser ses oeuvres gratuitement ?
Seb : Bah non, tu les mets sur Internet et après ça marche tout seul, ça demande de l'investissement parce que notre démarche surprend les gens alors on doit répondre à 3 tonnes de questions c'est d'ailleurs ce que je fais en ce moment. Mais bon c'est pour la bonne cause.
Alex : Si, c'est un investissement enorme et de tous les instants, moi dans tous ce que je fais je suis à 300 % au moins, alors si il faut faire des liens avec la souris pour donner de la musique et bah on l'fait. OUAI !!

Punk Rawk n°13

Le texte intégrale de l'interview

Quel drôle d'idée de s'appeler Les Vieilles Salopes. Expliquez-moi votre choix ?

Sarah : Je pense que c'est avant tout pour faire chier les gens, parce que justement le mot " salope " interpelle, et en plus avec une voix féminine, ça rajoute bien au côté provoc…et puis on s'en souvient facilement non ?

Seb : À la base c'est plutôt un délire de lycée, la plupart des groupes qu'on écoutait à l'époque avaient un nom en deux mots avec un article devant, nous on a choisi Les Vieilles Salopes, c'est un nom qui marque et qui interpelle c'est le but de notre musique, tout le monde aura une réaction en entendant le nom du groupe, bonne ou mauvaise on s'en fout complètement, mais quand tu fais réagir quelqu'un c'est déjà une bonne chose surtout aujourd'hui les gens sont tellement végétatifs que quand ils ont une réaction on se dit : "Putain, c'est peut être le moment de faire avancer les choses".

Le disque est du 100 % autoproduit, 100 % DIY. Finalement, aujourd'hui, avec les graveurs, les logiciels de sons, les ordinateurs puissants, n'est-ce pas plus facile de s'autoproduire ? Comment avez-vous conçu votre CD ?

Bozo : Ha non ! Ce n'est certainement pas plus facile et je peux t'assurer qu'on a lutté pour arriver au bout. L'autoproduction ne comporte pas que le fait d'allonger des tunes dans un studio et de graver le CD, là, on parle d'enregistrer soit même, décider comment le mix doit sonner, trouver qui presse les CDs pour le prix le plus modique, si " Sacem " ou " Père Dodu " doit être une mention obligatoire sur le CD, etc. Nous avons donc fait des recherches pour apprendre toutes les petites frivolités en rapport avec la production d'un disque, et nous en sommes sortis bien plus beaux et torrides qu'avant.

Sarah : C'est d'ailleurs pour cela que nous avons fait tout un dossier sur le sujet que l'on peut trouver sur le site de La Chips Prod. (www.lachips.propagande.org), notre association.

Seb : C'est notre manière active de participer à l'enrichissement d'une culture indépendante. Maintenant les groupes n'auront plus aucune excuse pour ne pas s'en sortir par eux-mêmes.
Et avec un son carrément bon, écoutez le résultat !

Vous n'êtes pas sociétaire de la Sacem. Pourquoi ça ?

Alex : Parce qu'on en n'a rien à foutre de la Sacem, elle veut du fric, nous la liberté.

Seb : La Sacem s'occupe de récupérer les redevances pour les morceaux diffusés dans les médias puis les redistribue proportionnellement parmi les artistes. Le problème c'est que l'affaire est trop difficile à gérer pour que le petit groupe qui a réussi à faire passer son morceau sur une radio locale espère recevoir sa part du gâteau, elle sera donc redistribuée parmi les grands de la chanson, Lorie, Obispo, Haliday etc. En revanche si tu envoies une fiche avec ton CD à la radio concernée, tu pourras récupérer ta part, bref c'est comme pour la production, on peut tout faire soit même mais c'est plus de boulot ou bien passer sa vie à se faire assister et exploiter par l'industrie musicale. C'est un choix, comme dirait Évelyne, mais qu'après on ne vienne pas râler parce que la culture médiatisée est un gros bol de soupe imbuvable.
Il faut également savoir que si nous étions sociétaires de la Sacem nous n'aurions pas le droit de diffuser l'intégralité de notre musique sur Internet.

D'ailleurs tous vos morceaux sont en téléchargement gratuit sur votre site. N'est-ce pas compromettre les ventes de votre CD ?

Alex : J'fais de la zik pour me marrer, boire des coups avec mes potes etc. et j'pense que tout ne doit pas obligatoirement être payant. Si des mecs ou des nanas veulent nous filer un peu d'blé parce qu'ils aiment bien ce qu'on fait, notre démarche, c'est cool, mais ils font ce qu'ils veulent. Et surtout je crois que le téléchargement libre est un bon moyen de faire connaître la musique et les cultures alternatives. De toute façon là on fait les mecs cool, mais dès qu'on est des superstars du rock on fait payer nos skeuds 20 € pièces.

Bozo : Le téléchargement me parait être un faux problème, la plupart des gens ayant téléchargé l'album l'ont acheté, pour la pochette etc., mais aussi pour soutenir la démarche, par sympathie peut être (qui sait...)

Seb : Tiens je te donne un exemple concret : Samedi dernier on était en concert à Charleroi en Belgique et on discutait du sujet avec Math de soupçon de démence, à un moment il a regardé les personnes autour de lui et il a dit : "Ici on a tous téléchargé l'album sur notre disque dur et pourtant on l'a tous acheté".
Nos morceaux sont téléchargeables en mp3 mais aussi en Ogg Vorbis qui est un format libre de droit. L'échange de musique via le téléchargement libre ou les logiciels de peer to peer, offre un plus large éventail culturel et plus nos connaissances dans le domaine artistique seront importantes, plus on sera apte à juger de la qualité d'une oeuvre. Si ça permet de développer un sens critique chez l'ensemble des auditeurs, ils ne seront plus esclaves des médias mais responsables de leurs choix. C'est peut être surtout ça qui fait peur aux grosses majors c'est de ne plus pouvoir penser à notre place.
Personnellement, je consomme toujours autant, mais d'une façon différente, c'est ça que je trouve intéressant. Un accès à la culture plus large, et une nouvelle façon de consommer basée plus sur la créativité et l'originalité.

Il est beaucoup question de boisson dans ce disque. C'est une inspiration majeure chez les Vieilles Salopes ? Quelles sont les autres ?

Bozo : La bière est évidemment un élément important, elle délie les langues mais surtout rafraîchit un gosier comme rien d'autre, et puis personne ne fait (ou pas souvent) de remarque aux groupes qui clament haut et fort qu'ils fument des joints à la chaîne, nous c'est la bière, même si nous ne pouvons pas prendre un faux accent jamaïcain pour chanter "legalize la bière". Voila. C'est vrai que la bière est peut être moins tendance cette année.

Sarah : Les autres inspirations sont bien sur la fête, la liberté totale de penser mais aussi de montrer que l'apparence et les préjugés sont les mamelles de cette grosse vache de mentalité occidentale et malheureusement, beaucoup de gens fonctionnent comme ça, y compris dans le mouvement punk. C'est nul.

De quels autres groupes vous sentez-vous proches actuellement ? Pour quelles raisons ?

Alex : J'aime bien les Brigitte Bop, Garage Lopez, Zampano, La société elle a mauvaise haleine, des trucs comme ça, sans autres raisons particulières que j'aime bien ce qu'ils font et leur manière de voir les choses qui est sensiblement la même que la notre, enfin je pense j'les connais pas tous personnellement. Sinon j'reste fidèle aux bons vieux classiques du punk français des années 80.

Seb : Je rajoute Guerilla Poubelle à la liste d'Alex mais sinon je ne me sens pas forcement proche des groupes, mais plutôt de personnages ou d'associations, dans la scène punk underground, il y a beaucoup de gens énormément impliqués pour la bonne marche de la culture alternative, je conseille à tout le monde d'aller découvrir l'émission Vos gueules les punks, la webradio de notre ami Abfab ou visiter son Parapet (www.parapet.lautre.net), ou bien écouter l'émission Konstroy des Trauma Social, il y a chez tous ces gens un réel investissement à vouloir proposer une alternative au marché musical actuel et c'est ça que j'apprécie chez eux.

Sarah : En ce moment on va dire des Ludwig étant donné qu'on fait une compile avec eux….

Bozo : Aucun, parce que personne ne me touche spécialement, ce qui force la recherche soit vers le punk 77, Clash, Buzzcocks, et autres slf, mais aussi vers la scène indépendante actuelle, même si le post rock new-yorkais me saoule profondément.

Vos paroles s'attaquent un peu à tout. Rien d'original mais le traitement est personnel. Comment les concevez-vous ? Comme un exutoire, une alerte générale, un cri de révolte, un appel à la révolte ?

Seb : Comme pour la musique tout le monde écrit les textes dans le groupe, et vu qu'on est quatre personnalités bien différentes, ça donne une manière assez personnelle au groupe de traiter des sujets qui ne sont pas forcement tous originaux, d'autant plus qu'un texte ne sors pas sans le consentement de tout le monde, je me suis déjà vu réécrire 4 ou 5 fois un couplet.
Personnellement j'écris des paroles comme un exutoire. Je pense que nos textes sont aussi un appel à la révolte, mais la révolte dans la tête, plutôt une prise de conscience. On essaye de démontrer qu'il existe une autre manière de vivre la musique et on agit en conséquence, c'est ça l'important.

Bozo : Un exutoire, peut être, mais aussi une critique des clichés, même si cela nous colle dans un cliché antipunk plutôt paradoxale, mais bon.

Sarah : Certainement pas un appel à la révolte. Je suis non violente. Je pencherais plutôt pour une alerte générale, on essaye de tourner des sujets graves en chansons sympas à écouter... . On va quand même pas se laisser abattre par ces connards qui font notre société. Nos chansons constatent. Constatent la réalité de la vie de tous les jours, la merde qu'il y a en France, mais aussi la gerbe quand on s arrête pas de boire à temps

Alex : Le punk c'est une musique de révoltés, de gens qu'en ont marre d'être baisés et qu'on s'foute de leurs gueules, alors forcément les sujets traités ne sont pas très originaux, depuis toujours les problèmes sont les mêmes et l'hypocrisie est à son comble ; Alors un cri de révolte sûrement, un appel à la révolte, pourquoi pas, je pense que les choses exploseront un jour.

Quels sont vos projets après ce Cd ?

Bozo : Finir cette interview !

Alex : Le disque est fait depuis quelques temps déjà, on a fait des nouveaux morceaux, quelques concerts, on a bien envie de s'en organiser sur Paris avec La Chips Prod et tous les gens qui voudront y participer, parce que ça bouge pas assez par chez nous, et bien sur faire des scènes un peu partout dans l'monde entier.

Quelque chose de personnel à rajouter ?

Alex : Ouais ! Tout ce que j'ai dit au-dessus c'est que des conneries, en fait j'vous conchie tous autant que vous êtes.

Seb : J'espère que cette interview va faire remonter en flèche le cours de l'action IXO publishing, je viens juste d'en acheter une grosse pelleté.

Sarah : J'avais peur de ce que les gens penseraient de nous (enfin surtout de moi) au début, car une chanteuse de punk sans fringues pourries, sans crête ni rouge à lèvre vert ça craint un max. Mais finalement je suis contente car même s il existe un bonne poignée de cons qui ne voient que le côté fashion dans le punk avant de s'intéresser à l'esprit, je me rends compte de plus en plus et au fil des concerts, que c'est génial d'être une vieille salopes et ça va pas s'arrêter là.

Zone Mondiale

Apparemment vous êtes un groupe qui joue depuis un moment, pourtant on ne vous a découvert que récemment ? ? Que c'est-il passé depuis que vous avez commencé à jouer ? ? ?
Seb : C'était il y a environ 7 ans, on voulait donner un sens à nos beuveries lycéennes, puis un jours on a frotté un vieux pack de bière poussiéreux et d'un épais brouillard houblonneux sont apparues une vieille basse pourrie et une guitare « La redoute », la légende des Vieilles Salopes était née. La musique c'est surtout pour le délire, on avait pas forcément l'intention de construire quelque chose autour, mais à force de traîner dans les concerts, on rencontre des gens, on discute, on voit des groupes encore plus pourris que nous et on se décide à jouer à notre tour, puis les acclamations du public aidant nous voilà maintenant propulsés vers les bas-fond de la gloire.
Bozo  : Le groupe a débuté plus pour une bonne rigolade sans arrières pensées, puis après le départ de Zoul, les choses sont devenues plus sérieuses avec l'arrivé de Sarah au chant et de moi à la guitare.
Alex  : Beaucoup de bière, beaucoup de fête, beaucoup de paresse, faut pas oublier qu'on est quand même des bonnes feignasses, mais on va essayer de se bouger un peu plus le cul.
Sarah  : Le groupe existe depuis 7 ans et je n'y suis rentré qu'en juillet 2001 en tant que cœur au début et puis chanteuse principale vers janvier 2002.

Pourquoi ce nom de groupe et d'album ?
Sarah  : Pour avoir le plaisir de me traiter de salope sans risquer une beigne…
Pour ce qui est du nom de l'album, le côté cul-cul de la chose nous représente très bien, on avait aussi pensé à « La mer est bleue mais moins que tes yeux ».
Seb  : « Les Vieilles Salopes » c'est uniquement pour faire chier les anarcho-punks.
« Aime-moi tendre, aime-moi vrai » c'est uniquement pour faire chier les punks.
Bozo  : Le nom de l'album fait référence à un film et au gros Elvis période Las Vegas.
Alex  : Le groupe s'appelait déjà comme ça quand je suis arrivé et personnellement ça correspondait bien à ma manière de voir les choses, c'est à dire le côté rien à foutre qui emmerde un peu tout le monde, c'est assez puéril mais je me considère pour ma part comme un grand gamin.

La pochette de l'album est plutôt bien sympa, comment vous est venu l'idée ? Vous sentez vous obligé de faire un clip avec ce décors ?
Bozo  : L'idée c'était de ne pas faire une de ces pochettes de punk horrible avec des (A)narchy partout.
Sarah : Étant la seule fille d'un groupe de gros gueulants bourrés, je pense qu'une touche de « on sait faire des pochette de CD raffinées » fait contraste avec les premières démos et puis on peut voir que j'ai les nichons qui tiennent même sans soutien-gorge.
Alex  : Je c'est pas si un clip est prévu, on en avait parlé, dans l'immédiat je pense pas. Pour la photo de la pochette, je me souviens plus exactement d'où nous ai venu l'idée, peut être du bar lui même, le FTW (Fuck The World), avec un nom pareil ça ne pouvait que nous plaire.

Votre album a été autoproduit, trouvez-vous que c'est une démarche assez facile (ou tout du moins accessible à n'importe quel groupe) ?
Sarah  : Je pense qu'il ne faut pas non plus mentir, si tu veux faire un CD, c'est évidemment accessible mais il faut se bouger le cul pour le côté technique, moi j'ai été vraiment surprise quand on nous a dis qu'il fallait faire un fichier PAO et tous ces trucs auxquels tu ne penses pas toujours. Mais le résultat, quand tu le fais tout seul, c'est que quand le livreur sonne chez toi et qu'il monte 50kg de CD au 7ème étage et que t'ouvre un des cartons rempli de Vieilles Salopes, tu peux te dire : « Putain c'est chanmé ce qu'on a fait quand même ».
Alex  : Je ne pense pas que les démarches en elles-mêmes soient difficiles, mais il faut les faire : société de pressage, association etc. La vrai difficulté réside plus dans le technique : utilisation d'ordinateurs et de logiciels. On a pu le faire parce que certains dans le groupe sont calés avec ces trucs la, mais ça reste quand même balèze, pour ma part j'aurais été incapable de me prendre la tête comme Seb par exemple à qui on doit la majeure partie du livret, ou encore à Bozo qui a fait toute la partie mixage du CD, donc je dirais que c'est accessible mais ceux qui comme moi n'ont pas de bonnes connaissances en informatique ont quelques heures de prise de tête en perspective, mais ils l'auront fait eux-mêmes et ça c'est pas négligeable.
Bozo  : La production a demandé beaucoup de travail et d'investissement (surtout personnel, s'entend), mais ce n'est pas trop dur, surtout très long.
Seb  : C'est long et chiant, plein de prise de tête, de changement d'avis et d'organisation foireuse surtout quand c'est le premier et que tu sais pas comment faire, mais bon c'était notre choix de faire tout nous même et franchement quand le résultat est là, c'est vraiment trop bon. Nous allons bientôt éditer une brochure expliquant toutes les démarches à suivre pour réaliser une autoproduction, qui sera gratuitement disponible sur le site de La Chips Prod http://lachips.online.fr .

Et maintenant pour la distribution, ça se passe comment ? Les premiers échos sont-ils bons ? ? ?
Alex  : Pour la distro, on est seulement dans 3 boutiques sur Paris, Born Bad, Sonic Machine et le Goéland. C'est un peu tôt pour parler d'échos, sinon quelques ventes par correspondances essentiellement dut au site des Vieilles Salopes sur le web.
Sarah  : Moi je suis un peu déçue, je pensais qu'on serait super riches et très célèbres avant les vacances d'août, tant pis on ira au Club Med de la Martinique un peu plus tard… mais en tout cas les gens qui ont acheté le CD sont ravis et on a eu que des bons retours alors ça fait plaisir.
Au niveau de la SACEM, vous n'avez pas eu de mal à éviter le logo sur le CD ? Que pensez-vous de cette organisme privée de droit public ?
Seb  : Un organisme privé par lequel on est obligé de passer si on souhaite faire presser un CD, franchement ça me fout la gerbe. Mais en France, les entreprises de pressage refuse de faire leur travail sans la déclaration Œuvre par Œuvre délivré par la SACEM, on est donc bien obligé de passer par eux pour qu'ils nous accordent le pressage de nos titres. Mais on est pas sociétaire de l'organisme, ce qui nous permet entre autre de diffuser nos morceaux gratuitement sur tout type de médias et évite que les grosses daubes du showbiz se fassent des couilles en or en se faisant reverser nos droits d'auteur, parce que seul les grosses pointures bénéficient de la redistribution proportionnelle des cotisations que versent les médias à la SACEM. Mais tout ceci sera expliqué dans la brochure qui devrait etre disponible d'ici 15 jours.
Sarah  : Moi je suis pas si expéditive concernant la SACEM, il est vrai que leur façon de gagner de l'argent est très discutable, maintenant ils organisent souvent des concours qui servent à aider les groupes naissants. Le logo SACEM sur le CD personnellement je m'en fous il y a des choses plus importantes à mes yeux.

La chanson Contre-Culture parle de l'antagonisme entre les majors et la scène indépendantes. Pour vous c'est quoi la contre-culture ? Que pensez-vous de son état des lieux actuel ?
Bozo  : La contre-culture représente l'émergence d'un art, quel qu'il soit, qui diffère de la masse, ou du moins de ce qui est admis et qui souvent naît à partir d'éléments populaires, surtout au niveau graphique, pour être finalement admis comme partie intégrante de l'art contemporain. La contre culture existe bel et bien en ce moment, mais les moyen de diffusion aidant, elle reste classé « indépendante » moins longtemps et il est actuellement beaucoup plus facile de lancer un nouveau courant.
Alex  : La contre-culture c'est d'abord avoir le choix. Avoir le choix de ce qu'on veut faire, écouter, entendre… Maintenant on veut imposer des choix aux gens, on les influence et ce sont principalement les majors qui décident des tendances, c'est un système fait pour faire du fric, le résultat c'est qu'il y a de moins en moins de places pour les artistes indépendants. maintenant pour l'état de la scène indépendante , j'aime penser qu'elle va faire changer quelque chose, mais bon ce sera dur.
Seb  : On fait de la contre-culture parce qu'on propose une vision différente du marché musical actuel et surtout parce qu'aux idées on joint l'action en offrant l'intégralité de notre musique en téléchargement libre sur notre site www.lesvieillessalopes.com , chose que l'on ne pourrait pas faire en étant sociétaire de la SACEM. C'est pas le tout d'avoir des idées dans les chansons, il faut aussi agir en conséquence.
La contre culture c'est ce qui sort de la masse, espéreront que le punk ne va pas continuer à s'enliser dedans, en tout cas après ça qu'il ne vienne pas essuyer ses docs pleine de merde sur nous prétextant qu'on l'avait pas prévenu.

A côté de toutes vos chansons sur la bière, vous avez aussi des chansons « engagées », êtes-vous militants dans des assos, orgas, syndicats ?
Bozo : Moi non !
Sarah : Non pas encore, mais on a créé la notre (La Chips Prod.) qui j'éspère se développera et permettra de faire de choses sympas du genre organisation de festivals etc.
Alex : Non, mais si un syndicat, une asso ou autre organisation fait appel à nous pour un truc à défendre et si on est d'accord avec, je suis pour ma part tout à fait disposé à prendre parti et defendre des idées.
Seb : Non plus c'est surtout une question de temps et de feignantise, le truc c'est que s'investir dans plein de chose c'est  bien mais si on s'investi qu'à moitié ça n'a pas de sens et puis je ne vois pas d'organisation succeptible de représenter suffisament mes idées.

A côté de vos chansons « engagées », vous avez aussi des chansons sur la bière, avez vous des actions dans une quelconque multinationala brassant ce breuvage ?
Bozo : Non plus !
Sarah : Ya qu'a regarder nos bides.
Alex : J'suis abonné à « Kromag » et je fais un pelerinage tous les ans en Alsace.
Seb : Je suis abonné à « Culture Bière », c'est vrai que quelques actions chez Kronenbourg pourraient être un investissement interessant, la bière est une valeure assez stable ; presque autant que l'alcoolisme, mais c'est pas côté en bourse, quel domage j'aurais déja investis.

Votre site est plûtot très beau, vous vous en servez beaucoup pour communiquer, pensez-vous qu'internet est un média qui apporte réélement plus de liberté d'expression ? Que pensez-vous des lois (somme la LEN) qui sont en préparation pour réglementer ce moyen d'expression ?

Sarah : Je suis d'accord pour reglementer deux trois petites choses completement honteuses qu'on puisse trouver librement sur internet, qui doit rester un myen de libre expression certes, mais en aucuns cas un moyen de louer la petite Carole pour son week-end...
Alex : C'est à double tranchant internet, c'est un réel moyen d'expression libre, mais y a du tri à faire qd on est sur la toile, parce qu'il ya qd même un paquet de merde pas négligeable. Mais ça reste assez positif pour la culture independante je pense.
Bozo : Internet, c'est bien. Et les lois n'y changeront rien, combien de temps a t'il fallut pour que le systeme peer to peer soit contourné apres napster? 3 jours?
Seb : C'est un site qui donne soif et qui rafraîchit sur lequel on a une bonne centaine de visiteurs alccolico-pervers chaque jours. C'est aussi le principal moyen de diffusion de notre musique, tous les morceaux sont gratuits et disponibles en bonnes qualités, ça évite d'acheter le CD, ça permet de découvrir un groupe sans foutre des tunes en l'air et puis quand les auditeurs se sont aperçus que la musique était vraiment génialissime, il envoie un petit chèque de 8€ à la Chips Prod 207 rue de Crimée 75019 PARIS, pour soutenir la démarche du groupe. La plupart des types qui achète notre CD ont déjà l'intégralité de notre musique sur leurs ordinateurs.
Je pense donc bien évidement que Internet c'est génial, aux niveaux des échanges artistiques c'est une mine d'or, ce qui entraîne un grand besoin de découverte et un important enrichissement culturel qui se fait au simple prix d'une connection Internet. Je pense qu'étant donné l'amplitude du réseau, il me semble aujourd'hui quasiment impossible de réglementer ce moyen de communication et ça me convient très bien qu'un support médiatique ne soit pas contrôler par le gouvernement.

Dans la chanson mort à la guerre, vous dites qu'un jour où l'autre la révolte explosera, tous derrière Chirac contre la guerre ? ? ?

Bozo : Oui
Alex : Si j'me retrouve un jour derrière Chirac ce sera pour lui foutre mon pied au cul, je me fous de ce mec et de ses idées, je ne me reconnais absolument pas en lui et en ce qu'il dit, il est contre la guerre, c'est bien point. Tous ces mecs, hommes politiques et autres religieux qui dirigent le monde ne sont en aucun cas représentatif de ceux qui les ont élus, ils ne nous demandent d'ailleurs pas notre avis sur la manière dont doivent bouger les choses. Pas de respect pour ces gens la.
Seb : Contre la guerre bien sur, contre l'impérialisme américain et contre le terrorisme bien évidement et derrière Chirac j'y serais avec Alex pour l'aider à lui botter son cul.

J'ai entendu parler d'une brochure sur l'autoprod, pouvez-vous-nous en dire en peu plus?
Alex : J'y ai pas participé, trop fastidieux pour moi, j'ai déjà du mal à répondre à cette interview, alors pour ça faut voir avec les autres.
Bozo : Pour éviter de faire perdre du temps aux autres groupes, c'était une bonne idée de centraliser toutes les démarches à faire, autant au niveau enregistrement pour pauvres, qu'administrativement. Nous aurions bien voulu trouver un document de ce type lors de l'enregistrement de l'album
Seb : ... et comme ça existait pas on l'a fait. Hé ouai, maintenant les groupes n'auront plus d'excuse pour aller signé n'importe où et se faire exploiter n'importe comment. En plus c'est gratuit. Encore une fois on joint l'action aux idées afin d'essayer de donner de l'ampleur à tous les mouvements indépendants et contre-culturels.

Bon comme mot de la fin, que pensez-vous de Blink 182 ????
Sarah : Ouaiiii trop cooool
Seb : Enfin des bonnes valeurs et des vrais repères pour la jeunesse d'aujourd'hui
Alex : Est-ce que ça mérite que je cherche une réponse ? Je ne pense pas.
Bozo : Pourquoi demander un avis là dessus ? Pourquoi pas sur Janet Jackson ? Nous ne jouons pas dans la même catégorie, puisque nous faisons du punk et eux de la musique pour mtv.

Aktupunkture
Mai 2003

Présentation

Historique du groupe
En l'an de grace 1995 Seb & Zoul se rencontre au lycée de Luzarches, passant leurs journées à boire de la bière, ils décident de construire quelque chose autour. Zoul s'achète une guitare à la redoute, Seb possédait déja une vieille basse poussièreuse, l'aventure peut commencer.
Après avoir épuisé successivement Flavy puis Jeremy à la batterie, les vieilles salopes rencontreront l'infatiguable Alex, batteur acharné qui nous obligera à louer les plus grands studios de repet afin d'avoir des amplis suffisement puissants pour le couvrir.
Septembre 2001, Bozo, après avoir aider le groupe à enregistrer "1er crackage", se rend vite compte qu'auprès d'un tel groupe il deviendra rapidement la super pop star qu'il a toujours souhaité devenir, il prendra donc la place de Zoul viré à coup de pied dans l'cul par le groupe parce qu'il était trop mauvais.
Ha non merde, il est partis de lui même diffuser la musique des vieilles salopes autour du monde pendant un an.
Par crainte de la réaction et de la censure des mouvements anarchopunk sur le nom du groupe, les vieilles salopes embauche Sarah au chant, la plus chic des chanteuse de rock qui boulverse par son élégance le monde stéréotypés des punks qui ne sont pas habitués à voir des robes de soirée au fond des vieux squatts mitteux. Janvier 2002, les vieilles salopes sont au complet.

Membres du groupe
Sarah au chant
Bozo à la gratt
Seb à la basse
Alex à la batterie
Zoul Vieille Salope interimaire à la gratt

Pourquoi avoir choisis les Vielles Salopes comme nom ?
Seb : Parce que ça provoque des réactions, ça interpelle les gens. Et que faire réagir c'est un peu le but de notre musique.
Sarah : Parce qu'on est des gros machos.

La musique

Comment définissez-vous votre style musical ?
Alex : Punk rock embièré.
Bozo : Punk varié


De quoi parlent vos textes, quels sont vos influences musicales ?
Seb : C'est des textes en réaction avec ce qu'on vit tous les jours.
Sarah : Nos textes sont à 2 facettes : le but principal étant de revendiquer l'égalité des groupes sociaux en bannissant toute exclusion liée aux codes (vétements, etc ), nous parlons principalement des problèmes de sociétés qui nous touchent, mais aussi et surtout de la fête, symbole des vieilles salopes. Influence musicale : la bière nous inspire largement.
Alex : De ce qui nous passe par la tete. Influence : rock alternatif des années 80 (cadavres, rats, sheriff, kromozom4, etc...) et le punk anglais du début (sex pistols, buzzcocks, clash, black flag etc...)
Bozo : Textes variés, politiques et alcooliques. Influences : scene 77(buzzcocks, clash, ruts, sham 69, slits (c pour me la jouer puriste et feministe) et indé
Zoul : Influences tres diverses, mais surtout scene punk francaise de la fin des annees 80 à nos jours.

Qui écrit les chansons dans le groupe ?
Alex : Des ptits enfants pas payés.
Sarah : Tout les monde est libre d'écrire donc tout le monde en profite.

Vous avez mis l'intégralité de votre musique sur internet, vos 2 démos ainsi que l'album qui vient tout juste de sortir « Aime moi tendre, Aime moi vrai », pourquoi ce choix ?
Seb : Parce que la musique et les opinions ça se partage, donc on partage.
Alex : Pourquoi pas, on a tellement habitué les gens à payer pour tout et n'importe quoi, que dès que quelqu'un fait un truc gratos, juste parce qu'il veut le faire, sans arrière pensé pécunière, on se dit putain c chelou, et pourtant non, on avait juste envie de partager un truc qui nous tenait à cœur.
Zoul : Parce qu'on veut diffuser notre musique au plus grand nombre, qu on ne cherche pas a faire du profit et comme on dit parfois, de toute facon, notre cd finira certainement par être sur internet, autant le mettre nous même en bonne qualité..
D'autre part, on encourage aussi la diffusion du cd, la copie etc..

Peut t'on quand même trouver l'album dans le commerce ?

Zoul : Notre album sera distribué a nos concerts et aux concerts d'autres groupes où nous irons et où nous aurons la possibilité de le distribuer.
Dans le commerce traditionnel, pas pour l'instant, je trouverai ça sympa, ça ouvrirait peut etre les esprits de certains curieux, ça ferait progresser nos idées de lutte dans d'autres sphères.
Sarah : Nous sommes également sur les listes de distribution et notre album sera vendu dans les commerces pour 8 euros maximum.
Seb : Cest d'ailleurs avec les concerts, la seule solution qui permette de soutenir notre démarche.

Quels messages voulaient faire passer a travers votre musique ?
Alex : Je crois qu'il suffit de lire nos paroles (sur le site, dans l'album etc) ou de discuter avec nous au concert pour comprendre les messages :
Essentiellement : faites la fete tous ensemble, ouverture d'esprit, luttes diverses…
Seb : Une fête tous ensemble sans préjugés où tout le monde échange ses idées pour faire avancer les choses. Tu crois que c'est utopique ?

Peut-on vous considérer comme un groupe engagé ?
Sarah : Oui je pense, mais dans une certaine mesure, le but étant de faire de la musique et non de la politique, nous faisons passer nos messages par le
biais de l'agréable.
Seb : Ouai seulement après un pack de bière on gueule parce qu'y en a plus.
Si tu penses que demander que les gens soient un peu moins cons et comprenent qu'ils ont beaucoup de chose à partager et à apprendre des autres c'est un engagement, alors oui on est engagé.
Zoul : J'espere bien, mais aussi festif, pas engagé chiant, un peu enragé aussi.
Alex : Oui et non, on a des idées sur certaines choses et on les dit, pour ce qui est de l'engagement, nous c'est plutot avec notre vendeur de biere.
Beaucoup de groupes le sont enorment plus.

Les concerts

Vous mélangez concerts dans les salles et dans les squats, qu'est que vous préférez ?
Alex : Les squatts sont moins bien équipés en matériels et pour cause, mais la liberté est plus grande, on peut foutre plus de bordel on s'fait pas casser les couilles, de plus les prix tres attractifs des squatts permettent à un evantaille plus large de personnes de venir voir des concerts, souvent de qualité à quelques exeptions (genre nous quand on est trop torché pour jouer convenablement), mais revers de la medaille, on parle aussi bcp moins des concerts dans les squatt, ils faut donc se tenir plus au courant.
Sarah et Bozo : Dans les salles
Seb : Dans les bois

Jouez dans les squats quels sont les points positifs ?
Seb : L'autonomie dans la fête.
Bozo : Honnetement, à part le prix d'entrée, aucun.
Sarah : L'ambiance, les gens souvent riches au niveau de leurs idées, l'échange particulier avec le public qui ne vient pas forcément pour nous voir.

Que pensez vous de ces lieux autogérés ?
Alex : Que du bien.
Sarah : Ils sont indispensables.
Seb : Ils sont bien la preuve qu'on a pas besoin que tout soit fliqué, établit par le gouvernement ou toléré par les préfectures, pour pouvoir fair la fête.
Bozo : Recrudescence de bacteries

Quels sont les meilleurs concerts que vous avez faits ?
Seb : Dans les bois, la Péniche blues café & le squat du 13.
Sarah : La péniche blues-café, premier concert à paris.
Alex : J'ai méchamment pris mon pieds à chaque fois, merci kro et 33.
Bozo : La peniche blues
Zoul : Fontenay et Meriel, mes deux seuls.

La scène punk

Que pensez vous de la scène punk en France ?
Sarah : Très mal connue, souvent mal présentée
Alex : Bcp de tres bons groupes, un peu de merde aussi, mais un etat d'esprit pas mal ds l'ensemble.
Bozo : Pas grand chose, je men fous un peu en fait. Les vs sont de toute facon le dernier bastion du punk francais lolipops.
Zoul : Y a de bonnes choses, aussi bien dans l'esprit qu'au niveau de la musique : anarcho punk surtout.
Seb : C'est peut etre un des seuls mouvement musical ou il n'y ai pas de compétition entre les groupes, c'est un mouvement qui vit pour la musique, pour la fête et pas pour le profit. C'est le seul mouvement artistique qui soit pas acheté par les médias. Enfin je parle là uniquement de la scène punk que l'on cotoie et encore c'est pas le cas de tous les groupes.


La scène punk est différente a Paris et un Province comment le percevez vous ?

Zoul : Je trouve pas trop de differences moi.
Alex : Je m'en était pas rendu compte.
Sarah : Le mouvement punk étant malheureusement minoritaire et assez ancien, c'est dommage qu il ne soit pas assez répandu.

Tous les groupes se plaignent du manque de salles et de leur prix élevées a Paris, que pouvez vous nous dire la dessus, est une des raisons qui vous font jouer souvent dans les squats ?
Sarah : Le problème des salles est certes existant, cependant c est à nous de faire changer les choses, et nous ne jouons pas dans les sqatts pour cette raison, la première étant que le squat est un très bon moyens pour faire découvrir sa musique et la 2ème est que l'ambiance nous plait.
Seb : Il est important que l'entrée du concert soit accessible à toutes les bourses, c'est comme pour le prix d'un CD, mais la raison pour laquelle on joue surtout dans les squats c'est qu'on a encore fait aucune démarche pour chercher des concerts et que les propositions spontannées provenaient principalement des squatts.
Mais il y a beaucoup de salle à Paris, il suffit juste de se bouger le cul, on attendait la sortie du CD pour le faire, on devrait donc bientôt étaler nos cadavres de cannettes de bière sur toutes les scènes parisiennes.


Pourquoi dans d'autre pays la scène punk reste plus active ( ex : Allemagne, Belgique…),quel est le problème en France ?
Seb : Le problème c'est que des gens pensent que la scène punk est plus active ailleurs.
Zoul : Le probleme ? Quel probleme ? Je trouve pas que ce soit pire ici qu'ailleurs, bien au contraire. Le probleme il est toujours ou on est. Passe 6 mois en Suisse ou en Allemagne, tu verras si tu tiendras le meme discours.
Bozo : Ils ne se sont pas rendus compte que le mouvement punk etait mort peut-être ?
Alex : Je ne savais pas que la scène punk étrangere était plus active. Ce qui me parait plus probable, mais c'est pas seulement en France, c'est qu'on n'encourage pas le développement des cultures alternatives, underground et peut etre plus particulierement en France, cependant assez peu de pays europeens ont developpé, comme la France, un rock alternatif directement issu du punk des annees 70, aussi riche et qui continue de cartonné, c'est mon avis et il ne me semble pas que les suisses les belges ou les allemands soit bcp mieux logés sur ce sujet que nous.

Le mouvement punk ?

Peut on encore parler d'un mouvement punk aujourd'hui ?
Sarah : Difficile à dire quand on se prend des réflexion sur sa tenue vestimentaire non « conforme » au mouvement. je pense qu il faudrait justement le recentrer.
Bozo : Non,ce n'est qu'affaire d'uniformes et de nostalgie, en plus d'une mode vestimentaire parfois peu elegante.
Seb : Bah la scène punk c'est très vaste. A l'origine c'est surtout un mouvement de provocation, aujourd'hui c'est devenu beaucoup de chose.
Il y a les punks qui croient à des idées stéréotypées sur l'ensemble du mouvement mais qui ne s'implique pas vraiment dans les luttes, ils recherchent plus à se faire remarquer par la provocation physique mais tout en restant dans une conformité de look et d'idée, de toute façon le style rebel c'est chic et actuelement la rebellion c'est très à la mode.
Par exemple : Le type avec son tee-shirt "Anarchie" qui va bouffer chez Mc Do ou bien le créteux qui tape sur sa nana parce qu'elle veut pas porter son sac, véridic !!!
Il y a "les punks à roulette" comme on les surnomme ceux qui passent sur les chaines musicales de merde, aucun commentaire sur eux je risquerait d'y passer la journée.
Il y a les "anarchopunk", ceux qui sont censés être les plus ouvert d'esprit, ils s'impliquent énormement dans leurs idées (antifascime, antisexisme, anticapitalisme...) et cherchent à les partager et à les échanger, ils organisent beaucoup d'actions, de débats et de concert de soutien.
Ils publient aussi pas mal de brochures ou de livres. "La fête oui, la lutte aussi" c'est un de leur slogans qui résume bien leurs manière de voir les choses.
Et puis il y a tous les autres qui se revendiquent plus ou moins punk parce que tel ou tel chose leurs fous la gerbe.
On est tous un peu punk quelque part, le truc c'est qui va peut etre falloir reveiller le punk qui est en nous.
Alors oui il y a toujours un mouvement punk et ce serait bien que ça s'arrete pas à une mode vestimentaire.


Que pensez vous de la monté en puissance des skatteurs, qui se revendiquent punk ?
Sarah : Un punk n'est pas quelqu un avec un crète qui gerbe dans le ruisseau. C'est un état d'esprit, il ne faut pas l'oublier. J'ai été décue de nombreuse fois par des prétendus punks qui avaient l'attitude macho et fasciste qu ils disent detester.
Alex : Qu'ils se revendiquent, ça ne me pose a priori aucun probleme.
Bozo : pas grand chose, mais les jeunes ont besoin de musique energique et de sport pour une bonne croissance, donc youpi !!!
Seb : Le skatt c'est cool mais je suis pas très bon. Et la monté en puissance des cyclistes qui se revendiquent punk t'en penses quoi ?

Pensez vous que le punk soit venu quelque chose de commercial , ou un phénomène de mode ?
Sarah : Oui et de plus en plus.
Bozo : Oui, depuis toujours (ou presque).
Alex : Ca l'a ete, maintenant je ne pense pas, les jeunes savent memes pas ki est sid vicious, et c pas blink ou offspring ki vont leur apprendre. Perso je ne vois pas plus de disques de punk en vente aujourd'hui kil y a 10-15 ans, je dirais même kil y en a bcp moins, donc non.
Seb : Le punk a presque toujours fait vendre puisque la rebellion est très commercial surtout dernièrement avec les médias qui te vendent en masse de la contre information pour que tu ai même plus besoin de réfléchir tout seul à ta propre contre opinion.
Je pense que les groupes de punks doivent diffuser leurs musiques, et même si celle-ci devient commercial, ce n'est pas une tare mais plutot une reconnaissance du public à la seul et unique condition que le groupe reste droit dans ses idées.
Ce qui est très rare car le simple fait de signer chez un petit label indépendant entraine presque systematiquement des obligations de changement de comportement de la part des groupes.
Les Vieilles Salopes ont "signés" chez La Chips Prod et La Chips Prod c'est nous. "Do It Yourself !"
Si la commercialisation d'un groupe peut permettre de diffuser un message original, positif et constructif en masse, afin de faire réfléchir les gens sur une autre vision de la musique et de leurs faire ouvrir les yeux sur une scène indépendante avec des groupes sincères qui souhaitent oeuvrer loin du marché musicale actuelle, je pense que cela peut etre interessant.
Le phénomène de mode c'est plutot le "punk à roulette" mais eux n'en ont rien à foutre de se faire acheter leurs opinions ou leurs comportements ni de se faire guider dans leurs choix et déscisions.
Le mouvement punk en général manque d'ouverture d'esprit, il se conforte dans une certaine normalité qui va totalement à l'encontre de ses principes, il ne s'agit pas de se révolter juste pour "avoir l'air" ou pour intégrer un groupe.

Pour finir

Vos futurs projets : concerts….
Zoul : Un tour du monde bis, une nana ideale, apprendre la guitare, me remettre a boire comme avant mon hepatite.. Pour le groupe, reintegrer le service marketing, vendre plein d'albums a 15 euros et me faire 7 euros de benef sur le dos du groupe….
Seb : Sortir un 6 titres avant l'été. Pour les concerts on est ouvert à toutes propositions.
Alex : Y a Fiction Romance ki passe au farenheit bientôt… .

Tribune libre
Alex : putain, bite, couilles, poils, chattes, founes, anus, boules, merde, gerbe, morve, crevure, connard, enfoiré & salopard de merde.
Zoul : Merci a seb qui va bien bosser pour rendre cette interview lisible : travail ingrat, mais au combien gratifiant… Et une pensée pour tous les gens ouverts a tout.
Bozo : arretez de vous faire des cretes en hiver les gars, ca ne protege pas du froid et on ne peut pas mettre de bonnet en plus.
Seb : Je suis pas habitué à être libre ça me dérange, je sais pas quoi dire.
Sarah : Prochain concert c est string à paillettes et plumes dans l'cul.